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[…] En tête vient la chanson d’amour, qui ne rime jamais à rien mais qui rime toujours avec toujours (on s’étonne de l’oubli cruel dans lequel sommeillent le topinambour, le rambour, le cavalcadour et le vulgaire four). Qu’elle soit romance, sérénade, bluette, ballade, cantilène, rock and roll ou imprécation; qu’elle soit réaliste, vécue, biologique (telle Après l’amour de Charles Aznavour), paillarde, vache, délirante ou ruisselante de larmes et de sperme, la chanson d’amour occupe une place de choix dans la faveur du public, selon l’expression consacrée. Elle se chante sur tous les rythmes, indigènes et exotiqurs; elle triomphe dans tous les pays et alimente en palpitations les coeurs de la population de globe.
La chanson d’amour est sentimentale, sensible, sensuelle ou sans intérêt selon les talents respectifs des auteurs et des interprètes… mais elle est là pour longtemps, ceci du moins est sûr.
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